Préparer son analyse des risques psychosociaux.
« Notre analyse des risques psychosociaux était faite. Elle n'avait simplement jamais servi à rien. »
Conseillère en prévention, CPAS, 250 personnes

Ce qui s'est passé, raconté de l'intérieur.
Où en étiez-vous ?
Tous les cinq ans, nous lancions un questionnaire, nous recevions un rapport épais, et il finissait dans un classeur. Les équipes répondaient de moins en moins, parce qu'elles ne voyaient jamais rien changer.
Qu’est-ce qui vous a décidé à agir ?
Une nouvelle échéance approchait, et deux services cumulaient les absences longues. Je ne voulais pas d'un document de plus : je voulais savoir où agir.
Qu’avez-vous découvert ?
La lecture par service a tout changé. Ce que nous prenions pour un malaise général se concentrait en réalité sur deux équipes, avec des causes très différentes : la charge pour l'une, le manque de clarté des rôles pour l'autre. Sans cette lecture fine, nous aurions lancé une action générale qui n'aurait aidé personne.
Qu’avez-vous fait ensuite ?
Nous avons construit le plan d'action avec les équipes concernées, au lieu de l'écrire pour elles. Chaque mesure avait un responsable et une date.
Comment les équipes l’ont-elles vécu ?
Au début, avec méfiance : ils avaient déjà répondu tant de fois. Quand ils ont vu leurs propres résultats présentés en réunion de service, sans jugement, le ton a changé. Plusieurs ont proposé eux-mêmes des pistes.
Qu’est-ce qui a changé ?
L'analyse est devenue un outil de travail. La direction s'y réfère en réunion, et les équipes ont repris confiance : répondre sert à quelque chose. Et lors du contrôle suivant, nous avions un dossier complet, mais surtout vivant.
Une analyse RPS n'est pas une formalité. Bien menée, c'est le meilleur moment pour écouter ce que vivent vos équipes.
Récit composé à partir de situations rencontrées sur le terrain.
Analyse RPS.
Ce n'est pas tout à fait votre cas?
Votre prochaine analyse des risques psychosociaux vous servira-t-elle vraiment?
Trente minutes pour poser votre situation et repartir avec une idée précise de ce qu'une mesure vous apprendrait, et de ce qu'elle ne vous apprendrait pas.
